Le blogue à Seb

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mercredi 9 juillet 2008

Tranquillement

Nous sommes enfin déménagés à notre belle petite maison de campagne. Le déménagement s'est fait sans trop de problèmes, et tranquillement nous voyons la lumière au bout du tunnel de boîtes.

La vie en campagne est tellement au ralenti. Les journées passent à vive allure, mais on a le sentiment que tout se passe tout de même pas à pas, au ralenti. Nous avons changé nos habitudes de ville en quelques jours. Nous avons fait l'installation d'un composteur, je vais chercher mes légumes à la ferme bio sur mon rang, nous avons changé nos produits pour des produits verts, biologiques et biodégradables à base d'huiles essentielles et de dérivé végétaux.

Aujourd'hui, c'est la première fois en au moins 10 ans que j'utilise l'internet à accès commuté. C'est tellement pas rapide, tout est encore une fois au ralenti. Cette situation en ville m'aurait rendu complètement dingue, mais ici, c'est normal, c'est comme ça que je dois naviguer l'internet. Nous avons la télévision satellite, mais je n'ai pas le temps ou le goût de passer mes journées devant la "boîte à grimaces ".

Le soir, quand je n'ai pas de rendez-vous et que la température le permet, Zoé et moi essayons de faire du vélo. Je dis essaie, parce que depuis deux ans, j'ai repris le poids que j'avais perdu et perdu le cardio que j'avais. Après seulement 15 minutes de vélo, je suis à bout de souffle, mais c'est correct, je me suis réinscrit au Gym à 5 minutes de voiture de chez moi, et après avoir repris un peu d'endurance, je vais m'y rendre en vélo, ça doit faire une randonnée d'au moins 30 à 45 minutes.

Mon bureau est rendu chez moi. Je n'ai pas le choix pour le moment, car celui qui m'hébergeait ne répond plus à l'appel depuis 3 semaines et la ligne téléphonique ne fonctionne pas depuis le 16 juin. Quand on part en entreprise, souvent nous avons des problèmes, des choses imprévues, et bien j'ai eu des imprévus à date et je ne suis pas vraiment surpris. Chaque problème a sa solution, la mienne sera de me faire un autre bureau.

Tranquillement, mais surement la vie continue. Lorsque je serai bien organisé, je vais me mettre aux conserves. Déjà que je consomme beaucoup plus local qu'avant et que je vais tenter de faire pousser mes propres légumes bios, faires des conserves sera une étape de plus à franchir.

On est bien en campagne.

vendredi 30 mai 2008

Nous ne sommes pas sortit de la ville, mais presque...

On a notre financement, enfin. Enfait, ce n'est pas une situation idéale, mais je me dis que je n'ai pas trop le choix d'accepté, au moins, l'hypothèque est petite ce qui va me permettre de peut-être la rembourser plus rapidement.

Mais là c'est le financement de mon frère que j'attends. Imaginez-vous donc que ça fait au moins un mois qu'il serait supposé d'avoir son financement. Il s'est finalement déniaisé et a décidé d'aller avec mon copain de la Banque Laurentienne. Avoir sû, je l'aurais référé là au lieu d'ailleur. Le dossier avance, car le gars a eu les informations hier et il aura la réponse aujourd'hui si Dieu le veut.

À suivre...

jeudi 29 mai 2008

Le stress

J'attends toujours une réponse des prêteurs hypothécaires pour notre maison de rêve. Notre crédit est bon, le ratio d'endettement est parfait, il ne reste qu'à compléter deux ou trois trucs.

L'hypothèque à mon frère branle dans le manche ben raide. Le supposé excellent courtier auquel je l'ai référé m'a tout mis ça sur le dos hier. Pourtant, il a le dossier à mon frère en main depuis les alentours du 10 avril 2007. Il a la promesse d'achat depuis le 3 ou 4 mai. Et il me dit qu'il a attendu 3 semaines après nos papiers suite à la promesse d'achat... c'est de l'estie de foutaise. Résultat: j'attends encore.

De mon côté, le financement pour la maison de Chénéville avance à pas de tortue. Mes délais sont presque expiré, et je me retrouve impuissant face à tout ça. En plus, je dois étudier pour mon examen de l'IFIC le 7 juin prochain, examen que je voulais repousser, mais qui semble impossible à repousser. Vive les dorm-aid parce que je ne dors plus sinon.

J'essaie de focuser sur ce qui va de bien, mais je suis tellement obsédé par le déménagement futur que je dois maintenant attendre si je suis dans la rue le 1er juillet ou si j'ai une maison.

mardi 27 mai 2008

Fermeture

Au mois de mars, j'ai finalement pris la décision de fermer la Guilde du Nord. Je me suis dit qu'étant donné que j'avais des changements importants dans ma vie, je devais me concentrer sur ça et laisser aller ceux qui ont plus de talent que moi dans l'organisation de ces activités.

Je vais probablement aider Benoît et Marie-Hélène dans les Milandes éventuellement lorsque j'aurai repris mon souffle. Peut-être même qu'un jour je retenterai de faire partie de l'organisation d'un GN à l'AJJRO. Ce n'est pas un but immédiat, tout le contraire, en ce moment je jongle encore si je vais jouer en fin de semaine dans les Milandes.

J'annonçais à Zoé hier que je voulais voir d'autres mondes... après une pause je me suis éclaté de rire en la rassurant que je parlais de mondes de GN. Donc, j'ai navigué le net pour trouver d'autres GN au Québec. Bicoline ne m'intéresse pas. Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’est pas ce que je recherche.

Je vais peut-être tenter un GN dans le coin de Ste-Sophie, au nord-est de St-Jérôme. J'ai seulement besoin de changer d'air un peu, changer de "pays".

Après 4 ans c'est platte de devoir mettre un terme à tout ça, mais je n'ai jamais adoré organiser des GN seul. Accomplir une tâche d'un tout c'est correct, trouver des idées c'est correct, mais tout me taper le travail, non. Cette année, c'était la goutte qui a fait déborder le vase. Il y aura un GN à ma date d'août pour amasser des fonds pour Mme Morin qui souffre du cancer. Ce n'est pas moi qui l'organise, mais pour aider la cause j'y serai.

En conclusion, le roi est mort, vive le roi!

mardi 20 mai 2008

Acheter une maison en campagne

Zoé et moi travaillons maintenant de St-André-Avellin. C'est où? Pour ceux qui ne connaissent pas le coin c'est en Outaouais dans la Petite-Nation, à 60km de Gatineau.

Zoé travaille au CLSC en tant qu'ergothérapeute. En fait elle est préposée en ergothérapie en attendant son statut de membre de l'Ordre des Ergothérapeutes du Québec qui sera officiel la semaine prochaine. Moi, je suis travailleur autonome et j'oeuvre en tant que conseiller en sécurité financière. Je partage un petit bureau modeste avec un collègue qui oeuvre dans la carrière depuis une dizaine d'année au moins. Ça va bien, les revenus ne sont pas fixes, mais ça s'en vient bien.

Avec le coût de l'essence et aussi pour être un peu plus écolo, nous prennons qu'une seule voiture pour nous rendre à St-André-Avellin, une fois rendu, nous avons chacun notre voiture puisque nous devons faire nos visites à domicile. C'est tout de même plus que 120km de voyagement par jour. J'ai donc mis ma maison à vendre et mon frère en est le fier acquéreur. Malgré la finition qui manque, c'est une bonne affaire puisque j'ai tout changé, sauf la toiture.

Au début nous nous sommes dit que nous allions à loyer. Après-tout, nous voulons acheter lorsque nous trouverons LA maison que nous désirons. Et bien nous l'avons trouvé. Voici quelques photos:

La salle à manger

Le foyer dans la salle familliale

Les photos l'été (à remarquer que la maison est maintenant blanche)

Tout ça à un prix très abordable et en plus un bon 12 acres de terrain boisé. Peut-être un futur site pour des micro GN d'ambiance (avis aux intéressés)

Zoé et moi avons aucun problème pour le financement avec la banque, la seule chose, c'est que la foutue SCHL décide de détruire notre rêve en sous-évaluant la propriété. Je crois qu'il n'y a pas de mot pour décrire ce que je penses d'eux en ce moment. Mais, ils n'ont pas tenu compte que la maison est entièrement rénovée: plomberie refait en entier, salle de bain neuve, électricité complètement refait à neuf, le tout par des électricien et des plombiers certifiés. Les fenêtres ont été changées, les couvres planchers remplacés. Bref, je n'aurai pratiquement rien à faire mis-à-part la peinture dans certaines pièces.

Alors j'ai commandé l'avis d'experts en évaluation pour contester la SCHL et faire passer le financement hypothécaire. Cette maison c'est un rêve pour nous alors depuis les deux dernières semaines je téléphone et coordonne les efforts pour le financement de mon frère et le nôtre pour que nous puissions arrêter de dépenser plus de 100$ d'essence par semaine et finalement avoir la sainte paix dans une maison isolée des voisins.

vendredi 2 mai 2008

Recettes Végétariennes

Deux excellentes recettes

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vendredi 7 mars 2008

Propagande niaiseuse

Voici la réponse que j'ai donné suite à la réception d'un courriel spam totalement imbécile:

Bonjour, ne m’envoyez plus d’email de propagande imbécile qui figure à la suite de cet e-mail.

Ce genre d’email est écrit par des abrutis qui n’ont aucune idée intelligente pour diriger une société. Les Canadiens ne sont pas des oiseaux, les immigrants et les assistés sociaux ne sont pas des oiseaux et on ne pourra jamais les comparer ainsi. Si vous voulez des solutions durables, allez donc chercher plus loin que des solutions connes et dictatrices qui mettraient bien des familles et des enfants à la rue. Ou mieux, déménagez donc dans un paradis pour bien aisés qui n’aurons jamais besoin d’aide de la société. Enfermez-vous chez-vous et surtout éviter de contacter des gens au cas où ils pourraient être en besoin de soin, d’argent, de travail, parce que ce sont comme vous dites, des parasites. Arrêter de nourrir les enfants pauvres, ne donnez pas à la dîme et à Noël, de grâce, mettez un charbon dans les bas de Noël de tout ceux que vous croiserez. Oubliez toutes les fois que vous avez eu la chance d’avoir des soins gratuits des médicaments gratuits et/ou abordables.



Faites-nous plaisir, prenez un bouquin pis instruisez-vous.



Passez-ce message si vous n’êtes pas d’accord avec le courriel écrit ci-dessous. En tous cas, moi je le ferai.

''Sujet : Tr : Fw: LA MANGEOIRE D'OISEAUX

HISTOIRE DE LA MANGEOIRE D'OISEAUX : J'ai acheté une mangeoire, je l'ai suspendue derrière la maison et remplie de graines. En une semaine nous avions des centaines d'oiseaux qui venaient se nourrir dans cette cabane où ils avaient accès à cette nourriture si facilement accessible et gratuite. Ensuite les oiseaux ont commencé à faire des nids sous la véranda, au dessus de la table et près du barbecue. Et puis il y a eu les excréments, il y en avait partout, sur les tuiles de patio, les chaises, la table, partout. Certains des oiseaux sont devenus menaçants, Ils plongeaient vers moi et essayaient de me piquer avec leur bec, même si j'étais celui qui les avait nourris en payant de ma propre poche.Certains autres oiseaux étaient très bruyants. Ils restaient près de la mangeoire à hurler et caqueter à toute heure du jour et de la nuit en demandant que je remplisse la mangeoire aussitôt que les graines commençaient à diminuer.Après quelques temps je ne pouvais même plus m'asseoir dans mon propre patio. J'ai enlevé la mangeoire et trois jours plus tard les oiseaux étaient partis. J'ai nettoyé les dégâts et enlevé les nids qu'ils avaient bâtis un peu partout sous la véranda. En peu de temps la cour arrière est redevenue comme avant, tranquille, sereine et personne n'exigeant le droit à un repas gratuit.

Maintenant regardons les choses de cette façon : notre gouvernement donne de la nourriture gratuite, subventionne les loyers, frais médicaux gratuits, éducation gratuite et a donné le droit à quiconque qui était né ici d'être automatiquement citoyen de notre pays. Et tout à coup les illégaux ont commencé à arriver par centaines de milliers. Soudain nos taxes ont grimpé pour payer tous les services gratuits, les petits appartements abritent 5 familles, Nous devons attendre des heures pour être vus par un médecin à l'urgence, la classe de notre enfant de deuxième année est en retard sur les autres écoles parce que la moitié de la classe ne parle pas Français, Je dois appuyer sur « * 1 * » pour entendre ma banque me parler en français et voir des gens activant des drapeaux autres que «Notre Drapeau» crier et hurler dans les rues pour demander plus de droits et de libertés gratuites. Il serait peut-être temps que notre gouvernement enlève la mangeoire à oiseaux ?

A être trop bons, on devient souvent... trop cons !

P.S.: Transmettez s.v.p. ! Plus de gens vont lire ceci qu'on va peut-être finir par se serrer les coudes ?''

Le pire dans tout ça c'est que les colons qui envoient n'ont aucune idée de ce que c'est vivre en société, c'est de la foutaise ce courriel. Le seul désir que j'ai c'est de remettre à leur place ceux qui envoient ces courriels.

jeudi 6 mars 2008

L'incompétence à tous les niveaux.

J'en ai ral-le-bol. Si je pouvais simplement prendre un superviseur ou un autre incompétent, l'asseoir sur une chaise devant moi et l'engueuler parce que il est trop incompétent pour pouvoir former ses employés convenablement. Pour ça ça prendrerait une compagnie qui se spécialise à "manger d'la marde", mais même là il y aurait un problème administratif qui planterait toute l'affaire.

Situation bien simple voici le résumé que j'ai envoyé à la ville pour contester une infraction que je n'aurais pas dû recevoir:

Suite à la conversation que j'ai eue avec xxxxxx de votre centre d'appel:

À 18h30-19h hier, j'appelle de 311 pour simplement leur informer que la ruelle derrière ma maison n'est pas encore déneigée et que c'est impassable. Mon stationnement lui est justement à l'arrière de ma maison et la seule manière d'y accéder est par la ruelle. Je voulais simplement demander une permission spéciale pour me stationner à l'avant de ma maison sur la rue Graveline puisqu'elle est déneigée. On me dit qu'une plainte avait été formulée à 16h pour le déneigement de la ruelle. On m'assure que le contracteur qui s'en occupe a été informé de la situation. On me transfère alors à la police qui, supposément, s'occupe du stationnement. Je parle ensuite à une policière qui me dit de rappeler lorsque je serai prêt à aller me coucher si la situation de la ruelle n'a pas changé et que je dois laisser ma voiture dans la rue.

À 21h30-22h, je contacte le numéro que la policière m'a donné: 819-243-2346 poste 6054 et explique une fois de plus la situation. Elle me dit que tout est correct, qu'elle a une note spéciale pour la rue et qu'il n'y aura pas de problèmes.

Ce matin, alors que je me prépare à aller travailler, je remarque de la vitrine avant de ma maison que la rue Graveline est en déneigement et que des petits drapeaux jaunes sont posés sur les bancs de neige demandant de ne pas se stationner dans les environs entre 7h et 16h. Et là, je m'habille rapidement pour me rendre compte que dans mon pare-brise un constat d'infraction y est apposé.

Et je ne suis pas le seul. Tous mes voisins qui étaient stationnés sur la rue Graveline ont eu un constat d'infraction et ils ont aussi appelé pour faire une demande spéciale au préalable. Je déplore cette situation, car j'ai fait mon devoir de citoyen et après avoir perdu du temps à discuter à plusieurs préposés, je devrai prendre du temps de mon travail, du temps qui ne me sera pas remboursé, pour contester une infraction non justifiée.

Je demande donc de radier cette contravention de mon dossier pour éviter des frais injustes et je demande une confirmation par écrit que c'est bel et bien complété. Je n'ai pas à me reprocher d'avoir agi en bon citoyen. De plus, je suis un contribuable et je n'ai même pas l'avantage de pouvoir accéder à mon stationnement dans des délais raisonnables et s'il y avait eu urgence et que ma voiture avait été stationnée dans mon espace de stationnement, je n'aurais même pas pu sortir de chez moi, car toute la ruelle n'est pas passable.

Mes coordonnées sont:

XXXX

J'aimerais avoir des nouvelles le plus rapidement possible.

Merci de votre compréhension dans ce dossier.

Sebastien Rollin Conseiller en Sécurité Financière

Naturellement, à midi aujourd'hui, la ruelle n'est toujours pas déneigée. Je peux bien croire que les routes principales sont plus importantes, mais quand j'ai parlé au préposé de la ville dans son "pickup" ce matin, et qu'il me réponds:" C'est pas nous qui s'en occupe, ce sont des contracteurs qui font la ruelle", ça me mets dans tous mes états. "Ouais ben vous êtes en train de déneiger la rue devant pendant que celle derrière n'a pas un seul centimètre de déblayé."

mercredi 30 janvier 2008

Décembre et Janvier

Le mois de décembre a été un mois assez chargé. Le 4, je recevais mon permis de conduire, la semaine suivante un être cher quittait ce monde, le 19 je me suis fiancé à Zoé, le 20 nous quittions pour New Liskeard, le 23 nous revenions, il y a eu les fêtes, la grosse bouffe, le toit de l'auberge qui s'est effondré durant ce temps.

Ouf, Janvier a bien débuté. Une nouvelle alliance avec quelqu'un de St-André me permet de pouvoir avoir une base de clientèle. Les journées sont remplies, les projets s'accumulent et la semaine dernière mon corps m'a finalement dit qu'il n'en pouvait plus alors que je contractais le virus de l'influenza: la grippe. 72 heures de douleurs intenses en délirant pendant les 12 premières heures. Je croyais mourrir. Je devais faire un casino cette journée là mais j'ai dû annuler, je croyais que j'allais mourrir.

Pas de résolutions cette années, juste des objectifs à atteindre. J'en parlerai une autre fois, j'ai trop de travail à accomplir en ce moment.

lundi 10 décembre 2007

C'est la vie...

En 2000, mon oncle décédait à la suite d'une bataille contre le cancer qui liquéfiait littéralement ses organes vitaux. Une bataille, longue pour le souffrant, courte pour ceux qui n'ont pas eu la chance de vraiment le connaître. J'ai eu le privilège d'avoir à le connaître plus que certain. Mon oncle et moi avions un lien spécial, nous étions des chummys. « Profite de la vie pendant que t'es jeune, mon Sebas» qu'il m'a dit un jour. Ce jour-là il venait d'aller prendre sa douche, il en était complètement essoufflé, un simple effort que nous tenons tous pour acquis. Mon oncle habitait chez moi. Un soir, je suis arrivé à la maison, personne n'y était, tout était chambranle par un départ hâtif... vers l'hôpital. Il a pris 3 mois à mourir, d'une mort agonisante où une seule larme coula lorsqu'il prit son dernier souffle de peine et de misère. Ma mère l'a bercé dans ses bras pendant une demi-heure en pleurant. Elle venait de perdre son frère à 53 ans. Nous parlons encore de lui nostalgiquement lorsque nous sommes aux alentours du feu de camp l'été.

Le printemps dernier, une autre personne près de moi a démarré sa bataille contre cette maladie. Elle s'en sort bien, et j'espère qu'elle s'en sortira complètement indemne. Cette personne est spéciale à mes yeux et elle le sait sans doute...

Mais une autre personne est affectée par cette maladie : ma tante Louise. Quelques personnes seulement l'ont rencontrée avec mon oncle Pierre. Sa bataille débuta au courant de 2006. Après s'être fait enlever une partie d'intestin, elle allait mieux. Jusqu'à il y a deux semaines, où une masse a été déclarée dans son abdomen. Il leur fallait enlever un rein, mais après avoir constaté que la masse était trop volumineuse, il était trop dangereux d'opérer. Elle vient présentement d'avoir la nouvelle : phase terminale.

Je n'écrirai pas au passé, car elle a encore une chance de s'en sortir. J'espère qu'elle a une chance de s'en sortir. Elle a été là toute ma jeunesse, m'encourageant, veillant sur mon oncle et moi lorsque nous étions en train de travailler sur des projets de cabanes à moineaux ou sur d'autres trucs manuels. Ils ont été nos voisins toute notre jeunesse et quand je voyais la voiture à mon oncle arrivé, je courrais dans le sentier qui reliait nos deux maisons... sentier parce que nous habitions quand même à une centaine de mètres l'un de l'autre. « Matante, est-ce que mononcle peut venir dehors avec moi?» c'était mon meilleur ami...

Tous de bons souvenirs, c'est plate les souvenirs parce qu'on en oubli. Mais c'est ça la vie, un jour on fini par s'éteindre et devenir que de bons souvenirs...

mercredi 28 novembre 2007

La rencontre, partie deux

La nuit fut longue et froide. Tout autour, les réfugiés toussaient, il est clair que les temples seront remplis demain matin pour guérir les malheureuses victimes du froid.

Isril se lève et prépare ses recherches. Il n'avait pas remarqué le groupe qu'il recherchait la nuit dernière. Dans les rues boueuses d'Everlund, Isril se promenait, cherchant le groupe en vain. Il arrêtait aux auberges, bondées de gens de partout, dans les boutiques de magie, d'armes et d'armures, dans les temples. Il pleuvait encore et les vêtements de l'aventurier étaient maintenant lourds et souillés d'eau et de boue. Il fallait trouver un endroit au sec, seulement pour quelques heures.

La boutique de Caël n'était pas trop loin de sa position, il pourrait s'y abriter en tant que membre des Harpers. Il s'y dirigea d'un pas hâtif. Ses pieds engourdis par l'humidité et le froid attendaient seulement quelques moments de répit devant un feu bien chaud. Il ouvrit la porte de bois massif pour y découvrir une boutique chaleureuse où il y débordait des odeurs parfumées de toute sorte. Caël était un petit barbu ventripotent s'adonnant au commerce de parfum et de savon. Isril n'aura pas eu la chance de faire deux pas à l'intérieur de l'établissement que Caël saute de sa position doigt brandit et air de dégoût :

« Eh OH! Vous n'êtes pas dans une taverne ici! Nom de dieu! Ne laissez pas vos bottes et vos accoutrements dégoutter et salir cet endroit divin et rempli de bons arômes! Vous me donnez la nausée! Allez ouste! » Le marchand sort un mouchoir et couvre son nez pointu et long.

« Je suis Isril, voilà ce qui m'emmène dans votre établissement. » Isril présente un sigle indiquant son allégeance à la cause.

« Argh! Alors, enlevez vos bottes et suivez-moi! Je m'occuperai de faire laver vos... vêtements... Allez, venez! » Dit-il, le nez couvert de son mouchoir.

Isril enlève ses bottes et sa cape. Et marche discrètement dans le magasin. Toutes les étagères étaient couvertes de petites bouteilles délicates, toutes différentes les unes des autres. Les parfums se mêlaient les uns aux autres et formaient un seul arôme fruité rappelant la chaleur de l'été lorsque les fleurs libèrent leurs meilleures odeurs. Le marchand le guide à l'arrière-boutique où il y avait un escalier descendant dans un sous-sol.

dimanche 18 novembre 2007

La rencontre

Une figure se dessine à l'horizon d'un chemin boueux et visqueux. Les chariots de marchands ont creusé deux fossés dans lesquels l'eau fait son court au travers des particules de glaise pour se faire absorber par le sol. La figure, elle, marche tranquillement sur le pont naturel entre ces deux fossés parallèles. C'est l'automne, il fait froid et la pluie frappe le visage de l'inconnu.

Il apporte ses mains à sa bouche et souffle pour les réchauffer. Bientôt, ce sera l'hiver et le linge ne sera plus trempé et froid. Plusieurs jours sont passés depuis son départ d'un petit village à l'ouest dont il ne se rappelle même pas le nom. Il s'en va vers Everlund, là où on lui a demandé d'y aller. Il sera bientôt aux portes, il les voit, à peine quelques kilomètres, d'ici une heure il sera arrivé.

Arrivé aux portes, il demande l'aide d'un soldat. Lui aussi semble frigorifié.

— Bonjour, dites-moi, avez-vous une idée où je pourrais trouver une auberge et un bain chaud? Demande Isril.

— Vous êtes dans la mauvaise ville. Depuis le problème à Silverymoon, tout le monde s’est réfugié ici. Il n'y a pas un établissement de libre en ville. Vous devez camper dans l'endroit prévu au centre de la ville là. Pointe le soldat.

Un ancien parc maintenant transformé en camp de réfugiés est érigé à l'endroit où pointe le soldat. Les pauvres gens incapables de fuir ailleurs dus à la température se rassemblent, parfois sous des toiles, d'autres sans-abris, toile ou couverture, laissés aux éléments tels que des vaches que nous laisserions au pâturage.

— Ne semble-t-il pas cruel de laisser les gens ainsi sans toit ou protection contre les éléments?

— Malheureusement, nous n'avons pas le choix, nous étions pas prêts à un tel envahissement. Et pour ma part, nous n'avons presque plus de nourriture pour soutenir la population. À la longue, il faudra qu'ils évacuent ou qu'ils meurent.

— Aussi simple que ça?

— À moins que le problème à Silverymoon se règle, c'est ce qu'il se passera.

Isril laisse un soupir de frustration passer.

— Entrez ou sortez monsieur, nous allons bientôt fermer les portes. Ordonne le soldat.

Sa mission est de retrouver un groupe de gens, un druide, un barbare et deux femmes : une qui utilise la magie, l'autre est archère semblerait-il. Peut-être les trouvera-t-il dans le camp de réfugiés­.

mercredi 14 novembre 2007

Nouveau Blogue

Au bureau, je ne suis jamais en paix. Si je fais des appels, il y a toujours quelqu'un qui vient me déranger pour une niaiserie. Si je ne fais pas d'appel, mon directeur commence à stresser et à me demander si j'ai des rendez-vous cette semaine.

Pression, pression, pression. La semaine dernière je me suis procuré deux livres: Never cold call again! de Frank Rumbauskas Jr. et un livre sur l'intelligence émotive que j'ai oublié le titre et l'auteure. J'ai pris un congé définitif cette semaine du bureau, je n'y vais que pour prendre mon courrier et mes messages s'il y en a et je reviens à la maison. Je me réveille tout de même à 8h30 le matin, prend ma douche, me rase et m'habille comme si j'allais au travail, mais au lieu, je prends le temps de dévellopper mes concept de prospection dans mon petit bureau à la maison.

Pendant que 1000 fax sont envoyés dans la région, je travail sur mon site web, mon nouveau blogue, mes futurs envois postaux, mes dépliants d'offres de conseils et surtout ma conférence sur le service de santé du Québec. Ceci requiert beaucoup de recherche et de conception. Est-ce que je fais des appels à froid. Oui. Est-ce que j'en fais assez? oui. Est-ce que ça donne des résultats? non. Pourquoi? Parce que le monde sont écoeuré de se faire taponner par le téléphone. Je le sais, que c'est comme ça qu'on part la carrière, mais à la place, j'ai engagé une firme de télémarketing pour faire ces appels. J'ai pas besoin de me taper le speach, le temps ou l'énergie de faire des appels à froid. "Mais ça c'est complémentaire Sébastien, tu ne dois pas te fier là-dessus..." me rétorque mon directeur. Sur ce je ne répondrai rien, parce que ça donne rien d'essayer de changer toute l'industrie pour mes petites convictions.

Peu importe, ma première étape est accomplie, mon nouveau blogue est à mon nouveau site : monconseillerfinancier.com.

Dirigez-y les gens que vous pensez qui pourraient être intéressés aux différents sujets que je traiterai dans mes billets.

lundi 12 novembre 2007

oui, on délivre

Je niaise pas. Le restaurant Magni Frite sur St-René à Gatineau délivre. Bien qu'ils font vraiment de la bonne "junk food", il ne reste pas moins que leur dépliant de "délivraison" pourrait contenir un meilleur français. On riait abondamment quand nous avons apperçus la faute. Les annonces de usedgatineau.com aussi sont assez savoureusement imbéciles. Acheter, vende gratuitement. Vende.... Messemble que quand t'es propriétaire d'entreprise, tu t'assure de revérifier tes publicités, menus, contacts public marketing avant de te mettre la tête dans la gueule du loup.

lundi 1 octobre 2007

La protection des consommateurs

J'ai lu cet article lors de sa parution il y a deux semaines.

Comme j'ai mentionné dans un commentaire du billet du 27 septembre, les conseillers ne sont pas tous bons. Qu'ils soient reconnus ou non, certains CSF et Planificateurs Financiers, tournent les coins ronds. C'est un fait connu dans mon domaine, et c'est une image que plusieurs essaient d'éliminer.

La règlementation dans mon domaine est une des multiples connaissances sur lesquelles nous sommes tester lors de l'obtention d'un permis. D'ailleur l'appellation "Conseiller Financier" n'est pas légale pour mon type d'emploi. La vraie appellation est Conseiller en Sécurité Financière. La différence entre les deux? Le seul doute que je peux émettre est que le CF est un conseiller institutionnel qui peut faire des prêts, des ouverture de comptes bancaires, etc. tandis qu'un CSF c'est quelqu'un qui s'occupe des planifications financières glogales intégrés: assurances, abris fiscaux, placements, REER, avantages sociaux, etc.

Bon, ceci dit, l'analyse prend compte les institutions bancaires autant que les conseillers externes, ce qui est équitable à mon sens. De ce que l'article émet, il est important d'ajouter certains points. Le premier est qu'ils auraient dû vérifier l'âge des CSF. Pourquoi? La réponse est simple. Suite au changement des lois, plusieurs conseiller "d'expérience" n'ont pas eu à se requalifier pour avoir leur permis d'exercice. Plusieurs ont encore de la misère à s'apparenter aux lois qui sont en vigeur. Le plus important c'est que la relève est minime et que les nouveaux dans cette carrière sont habituellement mieux formés sur les aspects déontologiques de la carrière que ceux qui sont plus vieux.

Il faut prendre en compte dans quelles circonstances l'étude a-t-elle eut lieu. Si les clients étaient difficiles et n'accordaient pas leur consentement pour l'analyse budgétaire ou pour les placements, j'imagines que nous n'aurions pas les mêmes données que si les clients étaient ouverts, mais que les conseillers ou planificateurs auraient manqués à leur tâche (ce qui semble être le cas).

Ce que j'en pense? Je trouve ça déplorable, irresponsable et simplement imbécile ce manque de professionnalisme. L'analyse de besoin financier est la base de notre travail. Elle nous divulgue tout sur la situation du client et c'est obligatoire de toute façon. C'est malheureusement une des nombreuses images que je dois éliminer lors des présentations chez les clients. Par contre, je suis un peu déçu de la conclusion. L'Autorité des Marchés Financiers nous impose déjà des contraintes de formations pour l'obtention de nos permis et pour nos renouvellement de permis. Je ne vois pas beaucoup d'emploi où nous devons passer 2 à 3 heures par semaine en formation continue sur tout ce qui est financier. De plus, j'ai dû passer 7 examens pour devenir stagiaire pendant 90 jours pour ensuite débourser 400$ en permis et inscription à la chambre de sécurité financière, sans compter l'obligation de détenir une assurance responsabilité en cas d'erreurs ou d'omission.

Ce n'est pas le premier article sur mon domaine, ce ne sera pas le dernier. Comme les articles sur les hôpitaux, sur les mauvaises pratiques en médecine ou toute autre bête noire disponible au journalisme, vaut mieux pointer le manque et dramatiser que d'appuyer ceux qui font leur job.